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Chauffeur VTC effectuant la création de sa micro-entreprise en ligne sur un ordinateur portable posé sur sa berline

Création micro-entreprise VTC : la méthode pour le faire seul

Créer sa micro-entreprise VTC seul est gratuit : la déclaration au guichet unique de l'INPI ne coûte rien. Voici les 7 étapes dans le bon ordre, pour ne pas vous tromper.

▶ L'attestation d'assurance, c'est l'étape qui bloque le registre

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Création micro-entreprise VTC : les 4 conditions à remplir avant de commencer

Vous ne pouvez pas créer une micro-entreprise VTC « à blanc » : l'activité est réglementée. Quatre conditions personnelles s'appliquent avant toute démarche (source : Service Public Entreprendre, fiche vérifiée le 12 août 2026).

  1. Permis B depuis au moins 3 ans, ou 2 ans après une conduite accompagnée.
  2. Un casier judiciaire (bulletin n° 2) exempt de certaines condamnations, notamment pour vol, escroquerie ou délit routier ayant retiré la moitié des points.
  3. Un avis médical favorable délivré par un médecin agréé, et non par votre médecin traitant.
  4. La réussite à l'examen VTC, organisé par la chambre de métiers (CMA).

Depuis le 12 août 2026 : l'examen est la seule voie d'accès

L'expérience professionnelle ne permet plus d'obtenir la carte VTC sans examen. Seules les demandes déposées avant cette date échappent à la règle (source : Service Public Entreprendre).

Plafond 2026 : 83 600 € de chiffre d'affaires hors taxes

Le régime micro reste accessible tant que votre chiffre d'affaires ne dépasse pas 83 600 € HT par an pour une prestation de services (source : Service Public Entreprendre). Le plafond était de 77 700 € en 2025. Vous ne sortez du régime qu'après deux années consécutives de dépassement.

💡 Le VTC relève du secteur artisanal. Votre micro-entreprise est immatriculée au registre national des entreprises (RNE), dans la section des métiers de l'artisanat, et non comme commerçant (source : Service Public Entreprendre).

Les 7 étapes pour créer votre micro-entreprise VTC seul, dans le bon ordre

L'ordre compte : le registre des VTC exige un numéro Siren et une attestation d'assurance. Inverser deux étapes, c'est perdre plusieurs semaines.

  1. Demandez votre carte professionnelle VTC. Dès réception de l'attestation de réussite de la CMA, faites la demande en ligne. Coût : environ 60 €, payés à l'Imprimerie nationale ; la carte est valable 5 ans.
  2. Déclarez votre micro-entreprise sur le guichet unique de l'INPI. Créez un compte sur formalites.entreprises.gouv.fr, puis remplissez le formulaire en ligne de 8 pages. Pièces à joindre : pièce d'identité, justificatif de domicile, attestation de non-condamnation et attestation de filiation. La démarche est gratuite.
  3. Demandez l'ACRE dans les 60 jours. Depuis le 1er janvier 2026, elle n'est plus automatique : sans demande à l'Urssaf, vous cotisez au taux plein dès la première déclaration (cerfa n° 13584, sur autoentrepreneur.urssaf.fr).
  4. Souscrivez votre assurance VTC. Il vous faut une RC circulation mentionnant « transport de personnes à titre onéreux » et une RC Pro. L'attestation est une pièce obligatoire du registre.
  5. Inscrivez-vous au registre des exploitants VTC (REVTC). Coût : 170 €, à renouveler tous les 5 ans. Pièces : attestation d'assurance, justificatif d'immatriculation, carte grise, carte VTC et justificatif de capacité financière.
  6. Commandez la vignette VTC. Depuis votre espace REVTC, pour environ 35 €. Une vignette temporaire de 30 jours maximum permet de rouler en attendant.
  7. Ouvrez vos comptes sur les plateformes. Uber, Bolt ou Heetch vous demanderont carte VTC, numéro REVTC, Siren et attestations d'assurance.

Source des étapes, coûts et pièces : Service Public Entreprendre, 2026.

Délai réaliste : 3 à 6 semaines entre la déclaration et la première course

L'obtention du numéro Siret prend généralement 5 à 15 jours. S'il manque une pièce, le guichet unique vous laisse 15 jours, renouvelables une fois, pour la fournir. Notre guide du registre REVTC détaille les 8 erreurs qui font rejeter un dossier sur 3.

⚠️ La garantie financière de 1 500 € concerne aussi les locataires. Elle est exigée pour chaque véhicule, sauf si vous en êtes propriétaire ou si vous le louez plus de 6 mois (source : Service Public Entreprendre). Notre article sur la location de voiture VTC chiffre ce piège.

Combien coûte la création d'une micro-entreprise VTC ?

La création elle-même coûte 0 €. L'accès à la profession et la mise en route coûtent entre 465 € et 3 465 € de frais fixes, hors véhicule, auxquels s'ajoute une assurance d'environ 250 € par mois.

Frais de démarrage d'un chauffeur VTC en micro-entreprise (2026)

PosteMontantFréquence
Formation à l'examen (facultative, finançable par le CPF)400 à 3 000 € (parfois pris en charge par Uber ou Bolt)Une fois
Inscription à l'examen VTCenviron 200 €Par session
Carte professionnelle VTC (Imprimerie nationale)environ 60 €Tous les 5 ans
Déclaration au guichet unique INPI0 €Une fois
Inscription au registre REVTC170 €Tous les 5 ans
Vignette VTCenviron 35 €Par véhicule
Assurance VTC (RC circulation + RC Pro)150 à 400 €/mois, moyenne 250 €Mensuelle

Sources : Service Public Entreprendre, 2026 ; assurance : données internes VTC Protect, 2026.

L'assurance : le premier poste récurrent

Avec 250 € par mois en moyenne, l'assurance pèse 3 000 € par an, soit plus que tous les frais administratifs réunis. Pour un même profil, les devis varient jusqu'à 40 % d'un assureur à l'autre (source : données internes VTC Protect, 2026). Certains assureurs généralistes refusent même l'usage VTC : MACIF et Direct Assurance n'assurent pas ce risque.

✅ Un seul contrat pour vos deux garanties obligatoires. Regrouper RC circulation à titre onéreux et RC Pro chez un spécialiste revient presque toujours moins cher que deux contrats séparés. Notre guide de la RC Pro VTC explique ce que couvre chacune.

Cotisations, impôt, TVA : ce que vous payez vraiment en micro-entreprise VTC

En micro-entreprise VTC, vous versez 21,2 % de votre chiffre d'affaires en cotisations sociales, quel que soit votre bénéfice (Legalplace, 2026). C'est le point le plus mal compris du statut.

ACRE 2026 : 15,9 % au lieu de 21,2 %, et seulement sur demande

Pour une micro-entreprise créée depuis le 1er juillet 2026, l'ACRE ramène le taux à 75 % du taux normal, soit 15,9 % au lieu de 21,2 % (Clementine).

TVA : le seuil de 37 500 € qui change tout

Vous êtes dispensé de TVA tant que votre chiffre d'affaires reste sous 37 500 €, avec une tolérance jusqu'à 41 250 € (Legifiscal). Au-delà, vous facturez 10 %, le taux du transport de voyageurs. Comme les plateformes fixent le prix de la course, cette TVA sort en pratique de votre poche.

Exemple chiffré : 36 000 € ou 50 000 € de chiffre d'affaires

Ligne36 000 €/an encaissés50 000 €/an encaissés
TVA à reverser (10 %)0 € (franchise)4 545 €
Chiffre d'affaires hors taxes36 000 €45 455 €
Cotisations sociales (21,2 %)7 632 €9 636 €
Versement libératoire (1,7 %)612 €773 €
Reste avant frais d'activité27 756 €35 046 €

Calcul VTC Protect, taux 2026 sans ACRE. Ces montants restent à diminuer de la commission des plateformes, du carburant, du véhicule et de l'assurance, qu'aucune ligne du régime micro ne permet de déduire.

⚠️ 14 000 € de chiffre d'affaires en plus, 7 290 € de reste en plus. Franchir le seuil de TVA sans hausse de prix coûte immédiatement 9 % de vos recettes. Anticipez-le dès que votre chiffre d'affaires approche 3 000 € par mois.

Les 5 erreurs qui coûtent le plus cher quand on crée seul

Créer seul est simple. Les erreurs, elles, se paient en milliers d'euros ou en mois d'activité perdus.

1. Oublier la demande d'ACRE : plus de 1 300 € perdus

Sans demande dans les 60 jours, aucun rattrapage n'est possible. Sur 25 000 € de chiffre d'affaires la première année, l'écart entre 21,2 % et 15,9 % représente 1 325 € (calcul VTC Protect, taux 2026).

2. Croire que la commission de la plateforme est déductible

Le régime micro ne déduit aucun frais réel : vos cotisations portent sur le chiffre d'affaires, pas sur ce que vous touchez après commission. Avec une commission de 25 % (LS Compta), vous cotisez sur une somme que vous ne percevez jamais. Faites valider la base déclarée par l'Urssaf ou un comptable dès le premier trimestre.

3. Rouler avec une assurance auto classique : jusqu'à 3 750 € d'amende

Un contrat particulier ne couvre pas le transport de passagers payants. Rouler sans assurance conforme expose à une amende pouvant atteindre 3 750 € (Service Public Entreprendre). L'attestation doit porter la mention « à titre onéreux », comme l'explique notre guide de l'assurance VTC à titre onéreux.

4. Prêter son inscription au registre : radiation et 3 ans d'interdiction

Depuis le 27 juin 2026, prêter ou louer son inscription REVTC à un tiers entraîne une radiation immédiate et jusqu'à 3 ans d'interdiction de réinscription. Exercer sans inscription est puni de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende (Service Public Entreprendre).

5. Dépasser 37 500 € sans l'avoir prévu : 9 % de recettes en moins

Le passage à la TVA s'applique dès le dépassement du seuil majoré de 41 250 €. Suivez votre chiffre d'affaires cumulé chaque mois, pas seulement en fin d'année.

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Nos assurés nous demandent souvent

La déclaration au guichet unique de l'INPI est gratuite. Comptez ensuite environ 465 € de frais obligatoires : examen, carte professionnelle, registre REVTC et vignette. S'y ajoutent l'assurance VTC, autour de 250 € par mois, et éventuellement une formation de 400 à 3 000 €.
Prévoyez 3 à 6 semaines entre la déclaration et la première course. Le numéro Siret arrive en général en 5 à 15 jours. Le registre REVTC et la vignette ajoutent ensuite quelques jours si votre dossier est complet.
Vous pouvez déclarer l'entreprise, mais pas exercer. L'inscription au registre exige une copie de la carte professionnelle, et sans registre aucune plateforme ne vous activera. Lancez la demande de carte dès la réception de votre attestation de réussite.

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En résumé

  • Les conditions : permis depuis 3 ans, casier compatible, avis médical et, depuis le 12 août 2026, examen obligatoire. → Conditions
  • Le bon ordre : carte VTC, guichet unique, ACRE, assurance, puis registre REVTC. → Les 7 étapes
  • Le coût : création gratuite, environ 465 € de frais obligatoires, assurance autour de 250 €/mois. → Coût
  • Les taux 2026 : 21,2 % de cotisations, 15,9 % avec l'ACRE, TVA de 10 % au-delà de 37 500 €. → Cotisations
  • Les erreurs : ACRE oubliée, assurance non conforme, inscription prêtée, seuil de TVA non anticipé. → Erreurs
  • La bascule : au-delà d'environ 40 000 € de chiffre d'affaires, comparez avec une société.

Sources

  • Service Public Entreprendre, « Devenir chauffeur de VTC », vérifié le 12 août 2026 : conditions, étapes, coûts, sanctions, plafond micro
  • Legifiscal, seuils micro-entreprise 2026 : plafond 83 600 €, franchise TVA 37 500 € / 41 250 €
  • Clementine, ACRE 2026 et Indy, ACRE : taux réduit, délai de 60 jours, cerfa n° 13584
  • Legalplace, statut juridique VTC : taux de cotisations 21,2 %
  • Kandbaz, guide VTC auto-entrepreneur : délai Siret, versement libératoire
  • LS Compta, devenir chauffeur VTC : commission et charges d'exploitation
  • L-Expert-Comptable.com, statut VTC : comparatif micro, EURL, SASU
  • INCOM, guide location VTC : abattement forfaitaire
  • Données internes VTC Protect 2026 : primes d'assurance par profil, écarts entre assureurs